
Une réponse visuelle à Pour un monde sans armes, cette affiche met en lumière les conséquences de la violence armée à travers la répétition, l'échelle et un design minimal pour un impact immédiat.

Le concours d’affiches Mark H. Choko invite les étudiants de cégep et d’université à créer une affiche sur un enjeu social, en collaboration avec le Musée McCord, Publicité Sauvage, BAnQ, Humanité et Inclusion et le Centre de design – UQAM.
L’affiche s’adresse au grand public montréalais, particulièrement aux étudiants et aux jeunes adultes socialement engagés que l’on retrouve dans des lieux à fort achalandage tels que les stations de métro, les campus et les espaces culturels. Elle vise à sensibiliser un public citoyen concerné par les conflits mondiaux.
Le thème de cette année, Pour un monde sans armes, appelle à une réponse visuelle face à l’impact grandissant de la violence armée, tant à l’échelle mondiale que locale. Le mandat était de créer une affiche qui suscite la prise de conscience, encourage la réflexion et soutienne la mission humanitaire de réduction de la violence envers les civils.

Le concept a émergé alors que je faisais des croquis pour représenter le conflit. J’ai commencé à penser aux croix marquant les tombes, ce qui m’a ramenée à ma visite du cimetière national d’Arlington lors d’un voyage scolaire à Washington. Les champs verts à perte de vue, alignés de pierres tombales blanches, m’ont profondément marquée.
Je voulais recréer ce même impact émotionnel. Plutôt que d’illustrer directement les armes, j’ai choisi de mettre en avant les conséquences de la violence armée, en confrontant le public à la perte avant toute autre chose.

En remplissant l’espace de croix répétées, j’ai pu communiquer l’ampleur du problème par accumulation. La densité des symboles crée un poids visuel qui renforce l’échelle des pertes.Pour assurer une lecture immédiate dans des environnements à fort passage, j’ai intégré la silhouette rouge d’une arme à feu dans la composition. Cela permet au spectateur de faire rapidement le lien entre les tombes et la violence armée, sans dépendre d’un texte explicatif.
La typographie occupe volontairement un rôle secondaire afin de laisser l’image prendre le devant de la scène. Le traitement typographique, épuré et minimal, soutient un ton direct et factuel, renforçant la gravité du message sans entrer en compétition avec la force visuelle.
